Encore une fois, j'ai brillé par mon absence. Peut-être parce que je n'ai rien à dire, mais j'en doute, j'ai toujours quelque chose à dire. En vrai, en face, en personne. Quand je ressens le besoin d'écrire, généralement c'est parce-que quelque chose ne va pas. Est-ce donc à dire que tout va enfin pour le mieux? Malheureusement non. Même qu'il y a longtemps que ça n'a pas été aussi moche mon affaire. Je tourne en rond, je ne sais plus trop de quel bord me lancer. Je suis enfin en vacances, pour un minuscule deux semaines mais quand même c'est mieux que rien. N'empêche que je ne ressens pas cette liberté et ce bonheur absolu qui rime généralement avec le fait de pouvoir se permettre de ne rien foutre. J'appréhende les vacances du mâle de la maison qui débutent mercredi soir, demain soir en fait. Je les appréhende parce que je sais qu'inévitablement on va devoir avoir une bonne conversation et je n'ai aucune espèce d'idée de ce que je pourrais bien dire. Je ne comprends même pas ce qui se passe entre mes deux oreilles alors je me vois mal l'expliquer hein? Pourquoi je suis comme indifférente face à lui, pourquoi je l'évite presque lorsqu'il veut me coller. Pourquoi je ressens un profond malaise lorsqu'il entre dans ma bulle? Si au moins je savais bordel. Je règlerais ça une fois pour toute. Je me suis posée toutes la panoplie de questions qui me sont venue en tête afin de comprendre. Niet, nada, pas de son, pas d'images. Est-ce que je l'aime encore? Oui. Sans le moindre doute. Le problème je crois, se situe davantage au niveau du type d'amour que je lui porte. Ça ressemble de moins en moins à un sentiment amoureux au sens où on l'entends normalement. J'ai l'impression que toutes mes déceptions des dernières années, fondées ou non, y sont pour beaucoup. Toutes ces promesses non tenues, la petite jalousie sournoise, l'invasion de mon intimité, les rendez-vous manqués, la vie en parrallèle. Je regarde derrière et je dois avouer que j'ai plusieurs regrets.
Il y a quelques temps, mon mec a entamé une conversation avec moi, chose qui ne s'était pas vue depuis foutrement longtemps. Il m'a dit avoir compris des choses, avoir la motivation pour faire de gros efforts pour améliorer notre vie, notre couple. L'aveu que j'attends depuis des années finalement, la fameuse prise de conscience que j'ai bien essayé de forcer, mais qui devait venir de lui. On pourrait croire que j'ai sauté de joie en entendant ces paroles, mais ce ne fut pas le cas. Je suis restée là, bouchée raide en bon québécois sans trouver rien d'intelligent à répondre. À la limite une coche insultée. Parce que maintenant que monsieur allume, faudrait que je passe l'éponge, que j'oublie tous les petits détails qui me blessaient tant. Parce que tous les efforts que moi j'y ai mis, sont passés innaperçus. Parce que c'est peut-être trop peu, trop tard. J'étais donc là bouchée lorsqu'il m'a demandé si honnêtement, ça vallait la peine de faire des efforts, si je croyais que ça pouvait revenir comme avant. Ok on réponds quoi à ça? À part "Heu'l sais-tu moi!" . Je peux pas prévoir la réaction de mon coeur au changement. Je peux pas jurer que je vais redevenir ultra passionnée bing bang de même. Qui plus est, est ce que c'est juste moi, ou bedon quand tu as envie de changer des choses tu le fais pour toi et non dans le but d'obtenir nécessairement des résultats. Il n'y a pas que moi là dedans, il y a nos filles aussi. Pour elles, je veux qu'il les fasse ses efforts pour être le papa qu'elles méritent. Celui qui a du temps. Juste ça.
Toujours est-il qu'hier, il remet ça en me disant qu'il veut qu'on fasse garder les filles une journée pendant les vacances. Pour faire quelque chose juste nous deux. Je suis là, à chercher ce que je pourrais bien avoir envie de faire. Je ne trouve pas. C'est pas drôle ce que je vais dire, mais je sais pas si ça me tente de me retrouver seul à seule avec lui en ce moment. Parce que trop de choses restent à dire et que j'ai la chienne de péter les plombs s'il s'accroche après moi. J'aurais besoin qu'on retrouve notre intimité, notre complicité. Qu'on redevienne d'abord et avant tout des amis. Qu'on rie ensemble. Lui, il essaie de se convaincre qu'on est encore un couple en me faisant des avances, en me disant qu'il me trouve belle. J'ai pas envie de ça. Ça fait artificiel. Fake. J'ai besoin de spontanéité. Qu'une main se balade parce que c'est juste la suite logique du beau moment que tu passes. Pas le contraire. Suis-je claire au moins? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je veux y croire. Il faut que j'y crois. En attendant, j'accumule les niaiseries. Je donne mon affection et mon temps à tout le monde sauf lui. Je me sens cheap plus souvent qu'autrement parce que je vois que oui, il en fait des efforts.
Qui vivra verra. En attendant, je m'appuie un peu, beaucoup, trop surement sur toi l'ami. Ça me fait du bien de passer des soirées à rire, à être moi tout simplement. Mais ça, tu le sais déjà. Merci.
mercredi, juillet 19, 2006
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1 commentaire:
:) Merci à toi aussi!
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