Ça ne va pas. J'ose le dire. Une fois pas plus, après je remets mon sourire promis. J'ai l'impression vraiment pas agréable d'être complètement inintéressante. Pas le fun la demoiselle quessé tu veux! ?
J'y croyais tellement cette fois-ci. On a parlé, on s'est, du moins le croyais-je, compris. On s'est collés. Longtemps. Ok j'admets que c'est rien d'exceptionnel qu'une fille colle son chum, mais ici, depuis trop longtemps, ça relève de l'anecdote. Bref on s'est collés, flattés. J'ai réussi à être bien. Puis j'ai succombé. Je m'étais promis de ne pas le faire, de ne pas l'accueillir en moi toute suite, de ne pas lui donner cette impression que tout va maintenant aussi bien qu'avant. Dis comme ça, on dirait presque que j'utilise la sexualité comme moyen de chantage. Pourtant non. Il me reste suffisament de respect pour moi-même et pour le mâle de la maison pour ne pas faire l'amour quand je ne peux pas y être entière. Quand tout le reste flanche, quand tout est difficile.
Il aura suffit d'une longue conversation et d'une baise pour qu'il replonge tête première dans le bon vieux patern. Plus qu'aucune autre journée aujourd'hui nous avons été chacun de notre côté. Journée en parralèle où même côte-à-côte on n'était pas sur la même planète. Je suis ridicule, mais je me sens sale. J'ai l'impression d'avoir été flouée. De m'être fait avoir comme une débutante. D'avoir donné ce qu'il attendait puis bang, retourne dans le garde-robe jusqu'à la prochaine utilisation. Évidemment, ce n'est qu'une impression.. Ce n'est pas son genre, ce n'est pas un trouduc. Le pire dans tout ça c'est qu'il n'est que partiellement conscient de l'impact que ses actions peuvent avoir. Il ne le voit juste pas lui le problème. Quand j'explose, que j'explique il écoute. Par politesse j'imagine parce que 5 minutes plus tard, la majorité lui a déjà échappé. Je fais quoi avec ça? Je n'ai pas envie de toujours me sentir aussi moche. D'éclater en sanglots en préparant une gastronomique soupe lipton pour un détail tellement insignifiant et pourtant tellement révélateur. Il m'écoute pas! Les mots qui sortent de ma bouche sont inimportants, sans valeurs. Ne méritent pas d'attention.
Parcontre, il ne manque pas une occasion de me dire qu'il me trouve belle (j'en conclue donc qu'il ne me regarde plus non plus). En plein le genre de compliment que les filles et femmes en général adorent recevoir. Pas moi. Parce que de un, ce n'est vraiment plus le cas et que de deux, je vois où il veut en venir. Un t'est belle, avec une main qui se glisse sur une fesse alors que 5 minutes avant j'aurais pu jurer qu'il ne remarquait même pas ma présence, ça ne me flatte pas, ça m'insulte. Point. J'aimerais 100 fois mieux un compliment sur ma personnalité, sur mes accomplissements, qu'une phrase automatique destinée à gagner une baise gratuite. Je me relis et je me trouve dure. Soite, je le suis. C'est ma perception toute personnelle, ce que la situation me dit à moi. Je ne peux présumer de ses intentions, de ses motivations. Je ne peux que constater leur effet sur ma personne.
J'ai vu l'Ami souvent cette semaine. Je me suis senti rennaître. D'être là, à jaser de tout et de rien, ses yeux constamment ancrés aux miens quand je parlais, ça m'a redonné un peu de force. De courage et d'espoir aussi. Parce que je savais que pour une fois, ce que je disais était entendu. Qu'il ne voulait pas être ailleurs qu'avec moi à ce moment précis. Le bien que ça m'a fait! En même temps, ça fait mal. Parce que c'est un ami que je dois aller voir pour avoir un tant soit peu d'affection et d'attention. Pour voir posé sur moi un regard bienveillant. Je n'arrive plus à retrouver ça chez moi, avec celui qui partage ma vie.
Je ne veux pas non plus qu'on croit que c'est la guerre ouverte chez moi.. C'est loin d'être le cas. On a bien quelques accrochages, mais on se crit jamais des bêtises par la tête. On cohabite relativement bien. On passe des moments en famille, on se parle un peu. Des vraies choses j'entends. C'est sur le plan amoureux que ça roule carré. Probablement en grande partie à cause de moi. Je l'admets, je l'avoue, je ne suis pas facile à vivre depuis quelques mois. Je me cherche, je suis à fleur de peau. Maintenant est-ce parce que je ne me sens plus appréciée, ou suis-je moins appréciée justement parce que je suis plus du monde? Mystère. J'ai bien essayé de le découvrir en parlant avec le mâle de la maison, mais c'est jamais évident avec lui de savoir. Parce qu'il a une légère propention au " c'est pas de ma faute". Pas super joyeux quand tu essaies de discuter pour améliorer les choses, mais bon, il s'améliore.
Reste que là, toute suite maintenant, je suis pas bien. Je suis fatiguée, j'ai pas envie de lui jaser et je sais qu'il va vouloir y revenir à cause de ma crise de larme du souper. Il s'inquiète. Il a mon bonheur à coeur, ça je le sais. Disons simplement qu'il a pas conscience de sa partie de responsabilité dans mon désarroi. La partie que je ne peux pas changer, la sienne. Je suis ouverte à la critique (constructive on s'entend), lui pas tellement.
Advienne que pourra, ce soir, ça me tente pas. Et ce soir, quoi qu'il arrive, peu importe les mots, les gestes, je ne succomberai pas. Pourtant l'envie est là.... Paradoxe.
samedi, octobre 08, 2005
jeudi, octobre 06, 2005
Chienne de vie
On ne devrait jamais voir mourir son enfant. Jamais. Quelqu'un que j'estime beaucoup est en plein drame et une douleur sourde me serre l'estomac. Une rage, une peine que je n'arrive pas à exprimer. La vie semble tourner au ralenti. Pourtant, je n'ai jamais même rencontré ni la mère ni l'enfant. Le virtuel, c'est parfois beaucoup plus intense qu'on pourrait le croire. Toutes mes pensées sont en route vers la France. Je suis assomée. Chienne de vie.
S'abonner à :
Messages (Atom)