C'était prévisible, elle se tramait depuis longtemps LA fameuse discution. Elle a eu lieu mercredi soir ou devrait-je dire dans la nuit de mercredi à jeudi (je suis en vacances après tout!). J'étais sortie avec l'ami et une halte sur une terrasse m'a rendue particulièrement volubile (*et un peu emméchée*). Alors en rentrant, je me suis sentie d'attaque. Je savais que je trouverais les mots pour expliquer ce qui se passait. Somme toute une super belle conversation, on ne peut plus honnête où je me suis vue lui annoncer que je n'étais plus du tout certaine de mes sentiments à son endroit et que ce faisant, j'étais particulièrement mal à l'aise avec ses gestes affectueux, plus encore avec ses avances sexuelles. Étrangement, ou du moins à ma plus grande surprise, il n'était ni étonné, ni ahuri. Il comprenait! Bon je n'allais quand même pas crier victoire trop vite, je commence à avoir l'expérience des mauvaises interprétations de mes paroles. Comme de fait, mon taux d'alcoolimie m'a joué un vilain tour. Acceptant, en allant au lit, de le laisser se coller dans mon dos. Recherchant malgré tous mes principes un peu de chaleur humaine, je crois que monsieur le mâle a une fois de plus sauté aux mauvaises conclusions. Je ne sais plus exactement comment je pourrais lui faire comprendre qu'il se tire dans le pied avec tant d'insistance à faire comme si de rien n'était. J'ai besoin de mon espace. Je comprends qu'il est désemparé, qu'il s'accroche un peu n'importe comment. Je le comprends, mais ne le supporte pas. J'ai l'impression qu'une fois de plus, ce que je lui dis, ce que je lui demande n'a aucune espèce d'importance. Alors je suis distance et à la limite un peu aggressive. Nous avions pourtant convenu pendant notre discussion d'essayer de corriger le tir, d'essayer de raviver notre couple. Si la tendance se maintient, moi je débarque. C'est important pour moi la communication. Pas juste de se parler, mais de tenir en compte ce que l'autre dit aussi. C'est une question de respect, ni plus ni moins. Toujours est-il que pour lui, c'est moins clair.
Depuis ce matin que je retourne la question dans ma tête essayant désespérément d'éviter les confrontations, me mordant fort fort la langue pour ne pas hurler lorsque sa main me frôle. J'en ai assez. D'un autre côté, quand je songe sérieusement à mettre un terme à presque 11 ans de relation, j'ai envie de vomir. Mes trippes ne le supportent pas. Je regarde ma petite famille, mes deux princesses et j'ai mal. Je ne veux pas perdre ça. Je ne veux pas perdre ce que nous sommes devenus. Le seul choix qu'il me reste c'est de me réhabituer à notre vie. De serrer les dents quand ça va moins bien. De profiter de tous les merveilleux moments que nous vivons et que je laisse de côté la femme passionnée que je suis. À moins que la flamme se ravive éventuellement. Qu'on arrive enfin à se comprendre. Je voudrais être optimiste et y croire, mais les deux derniers jours me rendent sceptique. Le même bon vieux pattern du "je parle, il écoute, il se dit d'accord et s'empresse de faire carrément le contraire." J'en pleurerais si mes yeux n'étaient pas devenus aussi secs. Respire ma grande, ça va passer! Mets-le donc à off ton cerveau maudit qui s'amuse à te torturer! Ah pis vas donc te coucher demain est un autre jour.
samedi, juillet 22, 2006
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