C'est étrange parfois la vie. Depuis des mois maintenant que je tourne et retourne dans ma tête le moment où je vais sauter dans le vide. Vous en avez été un peu témoin malgré le fait que je n'ai pas beaucoup écrit ici dernièrement. Maintenant, à l'approche de LA conversation qui risque d'amorcer le plus grand changement de ma vie, j'ai la chienne. J'ai toujours cru que mettre un terme à une relation devait avoir un petit quelque chose de libérateur. Choisir de quitter, c'est se choisir quelque part non? Pourtant en ce moment, je ne vois aucune libération poindre dans le détour.
Je regarde le mâle, un ordi démembré devant lui et je souris malgré moi. C'est une image tellement famillière que j'ai peine à croire que bientôt, ça ne fera plus partie de mon quotidien. Une foule d'images comme celle-là me hantent. Certains diront que je m'accroche à des détails insignifiants. Sûrement. Mais je suis comme ça, une incorrigible nostalgique. J'ai peine à croire que je vais mettre un terme à onze ans de relation. Il me semble que c'est complètement illogique, insensé. En ce moment précis, je ne suis plus certaine de rien. Parce que les derniers jours ont été tellement surprenants. Une ambiance décontractée, moins de reproches silencieux, des sourires, une complicité. Au point où j'en arrive à douter. Pourtant, une partie de moi est déjà ailleurs. Une partie de moi a envie voire même besoin d'avancer sans regarder derrière. Cependant l'autre partie aurait envie du confort de l'habitude. Aurait envie de tenter une dernière fois de tout reconstruire.
J'aurais besoin de prendre le temps, de fouiller au plus profond de moi pour trouver les réponses, mais je n'ai plus l'impression de pouvoir revenir en arrière. Trop de choses se sont passées, trop de pas ont été fait pour reculer. Alors pourquoi ça fait si mal? Pourquoi j'ai autant de peine?
Je sais que je vais décevoir tout plein de gens que j'aime. Des gens qui croiront assurément que je fais la plus grosse gaffe de ma vie. Des gens qui croient que j'ai exactement la vie dont j'ai rêvé. Que je devrais apprendre à me satisfaire de ce que j'ai au lieu de partir en quête du bonheur. Je pense entre autres à mon père qui adore son gendre, qui croit que je suis à l'origine de la majorité des conflits. Je ne sais pas s'il réalise toute la peine que j'ai quand je l'entend dire que je devrais mettre de l'eau dans mon vin, que je suis trop ci et pas assez cela. Quand la seule famille qui te reste te croit impossible à vivre, tu n'as pas le choix de te questionner, de te demander si il n'y a pas une part de vrai dans tout ça. Pourtant, il me semble que je suis concilliante. Que j'ai fait plus que ma part de compromis à travers les années. Oui c'est clair que j'ai du tempérament, que je ne me laisse pas marcher sur les pieds, mais je suis tout à fait parlable et capable d'écoute. Pourquoi il ne voit pas ça mon père? Est-ce vraiment la perception que tout le monde a de moi? Est-ce parce que j'ai toujours évité de parler de tout ce qui n'allait pas qu'il se retrouve tout surpris quand je lui dit que rien ne va plus? J'aurais voulu lire dans ses yeux que peu importe mes décisions, il serait derrière moi. Ce n'est pas ce que j'y ai lu. Please try again! Je pense aussi à ma meilleure amie. La seule qui connait toute l'histoire, mais qui continue de trouver que je fais une erreur. Elle, je sais qu'elle sera toujours derrière moi, même si elle ne cautionne pas mes choix, n'empêche que je sais ce qu'elle pense.
Évidemment, je pense aussi à mes deux filles qui sont en adoration avec leur père. Mes pitounes que je vais déstabiliser solide et qui m'en voudront sûrement de briser leur quotidien. La grande semble se rendre compte de ce qui se passe même si on ne se chicane pratiquement jamais. Elle n'est absolument pas comme à son habitude. Normalement, c'est ma grande indépendante qui a besoin d'air. Depuis quelques temps, elle est constamment accrochée sur nous, pleure pour des riens et pose tout plein de questions qui dénotent clairement une crainte de changement. Ça me fend le coeur. J'ai peur de sa réaction. Peur de lui occasionner encore plus de problèmes qu'elle n'en a déjà.
Puis il y a lui. Celui qui m'a tellement appris sur la vie et l'amour que ça me tue de lui faire de la peine. Depuis quelques jours maintenant, tout se passe presque trop bien entre nous. L'ambiance est excellente, on rit, on se taquine, la complicité revient. Comment je peux lui faire ça? Ais-je seulement envie de faire ça? Par bout, je me le demande.
Finalement il y a mes craintes bassement matérielles. Je n'ai pas la moindre idée de comment je pourrai subvenir à mes besoins et ceux de mes demoiselles. Ma job ne paie pas et je suis de surcroît considérée comme travailleuse autonome donc pas éligible à la moindre forme d'aide gouvernementale. J'ai peur de sombrer encore plus creux.
Pourtant, je sais que je vais devoir faire le move. Par respect pour lui et pour moi. Pour que mes filles ne pensent jamais que l'amour c'est tiède. Si seulement ça faisait moins mal...
jeudi, décembre 28, 2006
dimanche, décembre 24, 2006
Joyeuses Fêtes!
Je profite de cette journée pour vous souhaiter à tous un très Joyeux Noël et une excellente année. Que tous vos souhaits se réalisent, que la santé et le bonheur vous accompagnent.
Pour ma part, je vais travailler très fort pour que cette année soit symbole de renouveau et que je puisse enfin affirmer que je suis heureuse.
On lâche pas! xox
Pour ma part, je vais travailler très fort pour que cette année soit symbole de renouveau et que je puisse enfin affirmer que je suis heureuse.
On lâche pas! xox
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