samedi, juin 24, 2006

Artiste frustrée

Si je dois choisir LA frustration de mon existence, j'ai pas le choix de dire que c'est mon manque de talent au niveau artistique. J'aime, que dis-je, j'adore tout ce qui touche les arts, mais voilà, je n'en maîtrise pas un seul. Même pas un! Je chante comme un chat qu'on égorge, je suis aussi gracieuse qu'un éléphant lorsque je danse, mis à part Au clair de la lune à la flûte à bec je suis incapable de manipuler un instrument de musique. J'adore dessiner et peindre, mais une enfant de 6-7 ans me clanche 100 milles à l'heure. C'est frustrant!

Je suis incapable de vivre sans musique. Sans téléphone? pas de trouble, sans télé? ok, mais sans musique enterrez-moi toute suite! Je chante du matin au soir, composant souvent de nouvelles tounes des plus prometteuses (NOT!). Je voudrais tellement avoir une voix juste. Pas devenir la prochaine Cééééééééééééline, juste pas fausser à qui mieux-mieux. Peine perdue. Je me souviens qu'au primaire, j'avais rejoins la chorale de l'école. Mon dieu que j'aimais ça! Je me trouvais bonne en plus. Malheureusement j'étais la seule. Un jour le prof est venue me suggérer de faire du lipsynk. Légère claque sur la gueule. On s'entends-tu que j'avais pus tellement envie de faire le spectacle après ça. J'ai lâché. Le prof a eu l'air soulagé.

Ensuite, je me suis lancée dans le théâtre. Là je dois l'avouer j'étais vraiment pas pire. Ok c'est un art où sans exceller, je me débrouille.

Pourquoi ne pas essayer la danse me suis-je dis après. Le coup de foudre! J'ai adoré. Jusqu'à ce que la vidéocassette du show me fasse l'affront de me montre sous mon vrai jour, une pas de talent qui jure dangeureusement dans le groupe. Bon ma mère m'as toujours appris à persévérer alors j'ai poussé l'audace jusqu'à récidiver l'année d'ensuite. Bon légère amélioration, sauf qu'on était encore loin, très loin d'une ébauche de commencement de début de talent. Au moins j'oubliais pas mes pas, mais seigneur que c'était pas ça! Le plus drôle c'est que j'ai trainé mon pas de talent aucun jusqu'à performer (c'est vite dit) à la hum hum... Place des Arts. Attaboy. C'est surement pas grâce à moi.

Le dessin c'est la même affaire. Je dessine depuis toute petite. Ma propre mère avait toutes les misère du monde à me féliciter pour mes dessins parce que bien que complètement gaga de sa fille (moua), elle ne pouvait se résoudre à me mentir impunément. Au moins, jusqu'ici y'a mes filles qui aiment mes dessins. Sont ben mieux! :OP

Tout ça pour dire, que je suis une artiste frustrée. J'ai une âme d'artiste, des intérêts d'artiste et un cruel manque de talent. Fais chier!

vendredi, juin 23, 2006

I will survive

J'ai survécu. Je suis allée chercher Toto à l'école, comme une grande, sans pleurer. J'ai embrassé la cour d'école du regard, je me suis imprégnée des cris joyeux des enfants. Ma fille semblait bien vivre le fait que c'était la dernière journée. Jusque dans la voiture, parce que là, j'ai vu qu'elle était triste. Je la connais ma pitoune. Un seul regard, je savais. Un seul regard, elle savait que je savais. Elle m'a fait un faible sourire et m'a demandé d'ouvrir les fenêtres. Je crois qu'elle aussi essayait de s'imprégner une dernière fois de l'ambiance. Depuis, je doute. De moi, de mes décisions. J'ai décidé de ne pas l'inscrire à aucun camp de jour, question qu'elle puisse relaxer cet été. Elle viendra au boulot avec moi. J'ai fait réduire mes heures au max, je ne ferai que du 2 jours semaine cet été. Toujours est-il que je me demande si je n'aurais pas dû l'y inscrire finalement. Pour qu'elle reste en contact avec son monde. C'est aussi ça que ça fait l'école. Nos enfants n'ont plus besoin que de nous. Ils ont un cercle bien à eux. Une gaffe de plus à ma liste, je n'y ai pas pensé avant hier.

Je m'en veux. Comme je m'en veux souvent ces temps-ci. On dit de moi que je suis une bonne maman. Moi j'en doute. Je semble désespérément résolue à accumuler les erreurs. Je manque de patience trop souvent. Je ne joue plus autant non plus. Le fait de travailler en garderie, même si c'est trippant et valorisant, a fait de moi une moins bonne mère. J'en suis absolument certaine. J'en demande trop à mes propres filles. Je leur demande de se comporter en adultes quand je suis fatiguée. Comment être adulte à 6 et 4 ans1/2? Pourquoi être adulte en plus. C'est tellement plus agréable d'être enfant. De jouer, de profiter, de s'émerveiller de tout. Je me trouve tellement égoïste par bout. Par chance, j'ai l'Ami qui descend presque quotidiennement pour jouer avec elles. De bon coeur et avec plaisir. Malgré la fatigue et la journée de travail. Il les aime presqu'autant que si elles étaient les siennes. Je crois que je ne lui ai jamais dit, eh bien il s'apprête à le lire, c'est une des raisons qui me font l'aimer encore plus. J'aime son côté ti-gars qui n'a peur ni du ridicule, ni de se salir. Comme moi. Du moins en temps normal. Parce que le mâle de la maison, a une proprention à ne jamais avoir le temps. Tout en ne fouttant pratiquement jamais rien de son temps. Tiens lui aussi c'est un paradoxe. Je sais que ses filles, il les adore. Je n'ai aucun doute. C'est en pratique qu'il en arrache. Il est toujours trop fatigué. Épuisant l'informatique que voulez-vous! Moi pas plus futée qui patine à compenser. Si papa refuse de jouer, je lâche tout ce que je fais. J'y vais. Je lui en veux. Parfois c'est à moi que ça tente pas, mais je ne me sens pas le droit de les laisser à elles-même lorsqu'elles nous sollicitent. Parce que d'abord, c'est ma job de parent et ensuite, parce qu'elles jouent somme toute énorméments toutes les deux comme des grandes. Mon homme lui n'a aucun problème moral à leur mettre un film pour avoir la paix. Moi oui. Je le fais quand même, à l'occasion, mais je feel cheap.

Je m'amuse souvent à me souvenir de ma vision de la parentalité AVANT de les avoir. C'est fou comment à ce moment là, je SAVAIS comment on élève ça des enfants. Je regardais les enfants des autres d'un oeil critique. Des crises de centre d'achat? Pas de danger que ça m'arrive, les miens, je vais les élever! Une tappe n'a jamais tué personne. Des enfants, faut que ce soit calme et poli. Une maman ça travaille à l'extérieur. Des enfants, ça ne doit pas nous empêcher de vivre comme avant. And so on. Quand la bédaine s'est mise à me gonfler, mes sertitudes, elles, se sont mise à fondre. Premier constat décevant, pas de mode d'emploi dans le placenta. C't'idée de nous envoyer un produit sans en expliquer le fonctionnement! Pfffff! Ah certain diront qu'il y a des millions de livres d'écrit. Soite, mais ma fille a omis de les lire avant de sortir. J'ai alors dû faire confiance à mon instinct. Heureusement, ça j'en avais. Sa première année de vie s'est somme toute bien passée. J'avais un bon bébé. Calme, souriante, dormeuse ascendant marmotte. Quand elle a eu 9 mois, la bédaine a recommencé à me gonfler. Bébé numéro deux en route. Pfffff y'a rien là, je sais ce que c'est maintenant. Erreur! Non seulement celle-là non plus n'avait pas lu les livres, mais en plus, elle voulait se démarquer de sa grande soeur. Alors elle a pleuré. Plus souvent que rien d'autre pendant les premiers mois de sa vie. Les débuts de mon allaitement ont été un véritable cauchemar. Assez tôt, j'ai été placée devant un choix. Écouter mon instinct de maman ou obéir aux recommandations d'un doc qui, pour des raisons évidentes, n'avaient jamais allaité et scrapper joyeusement mon allaitement. Je n'avais qu'un an en tout et pour tout d'expérience parentale, mais j'ai choisi de me fier à moi. Je suis fière de dire aujourd'hui que j'ai eu raison. Parce que mis à part les 3 premiers mois difficile, ce fut presque 17 mois de pur bonheur. Les filles ont vieilli et m'ont fait ravaler une à une mes idées préconçues. Je me suis vue complètement incapable de les laisser. Que ce soit pour retourner bosser ou pour sortir. Partout où j'allais, elles allaient aussi. Oh horreur ma grande s'est mise à faire des crises. Ben voyons ça se peut pas! Je suis sévère moua. Je ne permets pas d'impolitesse moua. Ben ma fille elle s'en fout que je le permette pas. Elle le fait pareil baon! Alors deuxième constat, on a pas le contrôle absolu. Ces petites bêtes possèdent leur propre personnalité. R'garde dont ça. C'est écrit où ça? J'ai appris à faire face au fur et à mesure. J'ai appris à désamorcer les crises de la grande en sachant qu'il me faudrait apprendre une autre tactique pour la seconde. Parce qu'elles sont tellement différentes que les modes d'intervention le sont aussi. Depuis 6 ans maintenant, je suis en apprentissage constant. Jean Gabin a écrit :"Je sais qu'on ne sait jamais, mais ça je le sais". Cette phrase me colle maintenant à la peau mieux qu'aucune autre. J'ai appris à me faire confiance, à ne pas écouter tous les conseils "bienveillants" de tout un chacun. Principalement ceux qui n'ont jamais eu d'enfants et qui comme moi avant, savent tellement mieux que moi comment éduquer ma progéniture. Je crois qu'en général, je fais du bon boulot, mais depuis quelques temps, je suis moins certaine. Je me sens coupable trop souvent. Une chose est cependant certaine, mes pitounes, je les aime plus que la vie elle-même et elles me le rendent bien.

jeudi, juin 22, 2006

Dernier pas...

C'est aujourd'hui que se termine la belle expérience de la maternelle pour ma grande. Elle était heureuse ce matin de rejoindre ses amis, moi j'étais derrière les yeux humides. En théorie, elle sait et comprend qu'elle n'y retournera plus pour un bon bout de temps, c'est en pratique que j'ai hâte de voir. Parce qu'avec Toto, il est difficile d'évaluer l'ampleur de sa compréhension. Me revoilà donc morte de peur à l'idée que tout cela sera à recommencer l'an prochain. Une nouvelle adaptation, une nouvelle prof qui devra gagner la confiance de ma fille. De nouvelles difficultés à surmonter aussi et surtout.

Je disais plus tôt dans mon blog que ma pitoune avait un retard de langage. Depuis, on a changé le terme. On parle maintenant de trouble de langage. Si je suis tout à fait honnête, j'avouerai que je n'ai pas encore accepté le diagnostic. Je ne veux tout simplement pas que ma fille ait un quelconque trouble neurologique. Je préfère encore continuer à me blâmer, à me dire que je l'ai probablement sous stimulée. Parce que comme ça, j'arrive quelques secondes à avoir la certitude qu'un jour, plus rien n'y parraitra. Qu'elle pourra soutenir normalement n'importe laquelle des conversations. Malheureusement, la réalité me rattrape toujours trop vite. Force m'est de reconnaître que j'ai fait, pendant les 5 ans que j'ai passé à ses côtés à la maison, mon gros possible. Que le problème se situe ailleurs. Pauvre tite poule. Parfois, je l'avoue, j'ai envie de hurler à la face de mon entourrage que j'avais donc raison finalement, qu'eux qui me répétaient non stop que je paniquais pour rien, que je voyais ça pire que c'est, n'ont qu'à ravaler leurs paroles. Ma fille est différente. Bon, je le dis. Elle parle beaucoup moins que la moyenne des pitounes de 6 ans, elle comprends vraiment moins aussi, mais elle courre, saute à la corde, grimpe comme toutes les autres. Elle est aussi intelligente, aussi dégourdie. Seulement sa communication est malade.

J'ai appris dernièrement que pour une stupide technicalité, Toto n'aura pas droit à une classe-langage. Simplement parce que des spécialistes ont choisi de planter son suivi là, sans retourner nos appels, sans se soucier des impacts sur elle. Elle n'a pas de suivi continu depuis 6 mois en orthophonie alors too bad! Qu'elle se débrouille en classe régulière! Son 6 mois de suivi, elle l'a, mais il a été interrompu cibole. C'est pas comme s'il en mouillait des orthophonistes maintenant. On m'avait dit qu'on reprendrait après la relâche, je l'ai cru moi. Je suis assez naïve pour croire qu'un hôpital aussi réputé est sérieux. Que les engagements qu'on y prend seront respectés. Try again. J'ai d'ailleurs eu la joie d'apprendre, trop tard, que ce n'est pas le premier cas de ce genre là-bas. Que l'école de ma fille a souvent été confrontée à un manque cruel de coopération de leur part. Pas de retour d'appel malgré des dizaines de messages, pas de de suivi, pas de rapport d'évaluation. Arrien pentoute en somme. Me reste à souhaiter trouver rapidement une autre ortho et prier pour que la prof de première année soit motivée à aider ma pitoune. Qu'elle y mettra autant de coeur que Madame Michelle, celle de cette année.

J'ai l'impression aujourd'hui de vivre un deuil. De perdre un membre important de la famille. Une personne qui a aimé ma fille et qui a vu, comme moi, ses difficultés, mais aussi et surtout son potentiel, ses forces. Un guide extraordinaire, une vraie passionnée des enfants. Aujourd'hui se termine notre étroite collaboration Michelle. J'espère seulement que tu pourras veiller à distance sur ma fille l'an prochain... Tu es son repère, son ancrage à l'école. Elle t'a accordé toute sa confiance et ça, ce n'est vraiment pas un cadeau qu'elle fait facilement. Milles mercis. Bon repos. Bonne continuation.

lundi, juin 19, 2006

Pas normale...

Quand j'ai recontré mon mec, j'avais 17 printemps. Pas tout à fait chaste, encore moins pure, mais ma virginité était encore intacte. J'avais bien quelques expériences olées derrière la cravate, la totale échappait encore à mon bagage de vie. J'avais choisi, consciemment, d'attendre le bon. Celui avec lequel la question ne se poserait même pas. Ce fut lui. Une semaine de fréquentations a eu raison du reste de mon innocence.

J'ai longtemps cru avoir fait le bon choix. Celui d'avoir attendu le bon. Puis avec les années, les questionnements ont commencé. Je ne pouvais pas m'empêcher de me demander comment ça se passe ailleurs, avec un autre. D'autres mains, une autre bouche, un autre corps finalement. J'en ai parlé au mâle, il a comprit. Sauf qu'entre comprendre et accepter il y a un monde. J'ai donc passé quelques années à me demander. Puis, dans un concours de circonstances des plus étranges, j'ai pu expérimenter. Avec l'accord et la participation du mâle en plus. J'étais satisfaite, maintenant je savais.

Malheureusement, je ne suis pas aussi simple que ça moi. Ok je savais, mais que devais-je en retirer? Il fallait que je pousse la réflection plus loin. Il fallait continuer de chercher à me comprendre. Presque 3 ans plus tard, je rend les armes, je ne comprend pas plus. Il m'arrive souvent de regretter ne pas avoir plus vécu ma jeunesse avant de m'embarquer avec celui qui est devenu le père de mes enfants. Celui qui sera à jamais une partie importante de ma vie. Je ne regrette pas une seule minute passée à ses côtés, j'ai beaucoup grandi à travers nous.

Il y a quelques temps, je lisais sur un forum de discussion que je fréquente un post sur la sexualité, sur les trips à plusieurs. En fait ça en revenait à parler de l'importance de l'exclusivité dans nos couples. Premier choc, je ne suis pas normale. J'aurais probablement dû naître gars. Parce que pour moi, sexe et amour sont parfaitement dissociables. Je peux parfaitement concevoir que mon homme puisse avoir envie d'une autre, pour le trip, pour le cul. Je ne m'en sens pas attaquée, diminuée. Si mon chum m'annonçait en revenant d'un 5 à 7 s'être tappée une collègue, je ne serais pas du genre à sauter ma coche. Au contraire, je risquerais de lui sauter dessus à mon tour. Ce n'est jamais arrivé. Peut-être que devant la vraie réalité je changerais de chanson. Cependant, je suis intimement convaincue que non. Les rares personnes avec qui j'ai partagé ma conception des choses, m'ont toutes dit la même chose, que c'était parce que je n'aimais pas mon mec. Elles ont décidé ça elles! J'ai beaucoup changé en presque 11 ans de relation parce qu'effectivement au début je prônais l'exclusivité all the way. Bon est-ce une question d'amour maintenant, honnêtement je ne sais pas. Oui je suis plus détachée que je l'ai déjà été, mais je ne suis pas convaincue que c'est un manque d'amour. Simplement, je suis moins paniquée à l'idée de perdre mon chum. Je sais ce que nous sommes, ce que nous sommes devenus. Je connais (évidemment!) notre histoire et ce que nous avons traversé. Pour moi, aucune histoire de cul n'effacera jamais ça. Même advenant que nous nous séparions un jour, notre histoire, elle, demeurera à jamais. Nous l'avons écrite à deux, elle a façonnée ceux que nous sommes devenus. Je ne prends rien pour acquis. Cependant, je n'ai pas peur de tout perdre pour une partie de jambes en l'air. Une relation soutenue avec une autre, ok oui c'est inquiétant. Parce que là, les sentiments se mettent de la partie. Sinon, je ne vois pas vraiment le mal. Je sais, je sais, je suis à contre courant. Oh well!

Je semble peut-être excessivement confiante. Pentoute. Je ne me sens ni belle, ni fine, ni même capable. J'ai juste ben assez de bugs entre les deux oreilles pour en rajouter. On pourrait aussi penser que vu ma position disons très libérale de la chose je pourrais être intéressée par l'échangisme? Nope. Pour les raisons citées plus haut.

dimanche, juin 11, 2006

La confiance

J'ai besoin de pouvoir faire confiance. Besoin de sentir que mon monde ne me trahira jamais. J'ai encore plus besoin qu'on m'accorde cette même confiance. Pour moi, aucune relation saine ne peut survivre sans elle. Autant en amour qu'en amitié. Quelqu'un qui perds ma confiance, en a pour des mois voire des années avant d'obtenir mon pardon. Dépendant évidemment de la gravité de l'offense. Bon en théorie c'est ça. Là où ça se complique c'est lorsque la dite personne qui me déçoit s'avère être une des personnes que j'aime plus que tout. On a beau dire, les sentiments c'est complexe. Comment continuer d'aimer quelqu'un qui nous a trahi? D'un autre côté comment peut-on balayer du revers de la main une relation qui dure depuis plusieurs années?

Il y a 2 ans, le mâle de la maison s'est risqué. Il a eu l'excellente idée de voler mes logs msn. Bah pas si grave diront certains. Sûrement, mais pour moi ça a été la fin du monde. Il avait des doutes sur ma sincérité. Des doutes sur la nature de ma relation avec l'Ami. Il a tout lu. Tout croche en plus et a eu le culot de me chanter un char de bêtises. 2 ans plus tard, je n'ai toujours pas oublié. J'ai toujours autant de difficulté à refaire confiance. Depuis ce moment très précis, je n'éprouve plus autant de plaisir à écrire. J'ai encore tellement mal, tellement peur d'une autre poussée de voyeurisme. Non pas que j'aie des choses à cacher, mais suis-je vraiment obligée de toujours tout lui dire? N'aie-je pas droit à un p'tit coin secret à moi? L'année qui a suivi son invasion, j'ai à peine touché un stylo. Faire ne serait-ce que ma liste d'épicerie était devenu un calvaire pour moi. Je ne voulais plus écrire. Plus m'exposer d'aucune façon. Maintenant, je m'y remet doucement, mais je vois bien que j'ai perdu la main. Je n'écris plus aussi bien, mes textes ne coulent plus aussi facilement. Moi qui ai toujours, d'aussi loin que je me souvienne, écrit. Mes joies, mes peines, des histoires, des nouvelles, des récits coquins. Avec le recul, je me demande comment j'ai bien pu faire pour ne pas devenir complètement folle.

Mantenant que je m'arrête à y penser, ça fait 2 ans que mon couple bat de l'aile. Ma valeur principale, celle à laquelle je tiens le plus a été bafouée. J'ai bien essayé de relativiser, mais j'en suis incapable. Il m'a trahi. Pourtant faudra bien que je finisse par en revenir. En attendant, j'essaie de m'y remettre et les résultats sont pitoyables.