Ce soir, j'ai eu une longue, très longue conversation avec le mâle de la maison. Encore une fois, j'ai réitéré que je n'avais plus envie d'investir sur notre couple. Que j'étouffais. Le plus étrange c'est que pendant ce type de discussion, notre complicité semble revenir. Il a compris ce que j'avais à dire, j'ai compris ce qu'il disait. Sommes-nous plus avancés? Je ne le crois pas. Plus le temps avance, plus je me rend compte que mes sentiments ont changé. Je tiens à lui, mais plus de la même façon. Je me sens égoïste parce que j'aurais envie de le garder avec moi, tout près, en ayant toute ma liberté. Faire un X sur presque 11 ans, ce n'est pas chose facile. En même temps, je ne veux pas lui faire le moindre mal. Oui j'ai des rancoeurs face à notre passé, mais il en demeure que c'est un être que j'apprécie beaucoup. Une personne qui sera, ne serait-ce que parce que nous avons des enfants ensemble, toujours une partie importante de ma vie. J'ai peur de ce que l'avenir me réserve. Peur que nos rancoeurs nous empêchent d'être les parents que nos filles méritent. Je ne voudrais pas qu'on attendent de ne plus pouvoir se voir en peinture avant de séparer nos chemins. Ça serait tellement plus simple si j'arrivais à revenir en arrière. À effacer nos faux pas, à relativiser mes peines. Le fait est que je n'y arrive pas. Je n'ai plus envie de me marcher sur le coeur en permanence. Je crois, du moins j'essaie de croire que j'ai moi aussi droit au bonheur. Je ne suis plus heureuse et ça me tue.
Même si la conversation que nous avons eu s'est bien passée, nous en sommes encore à espérer des choses différentes. Lui veut me reconquérir, moi je veux rétablir une relation agréable et cordiale. Je n'en demande pas plus. Je ne crois pas pouvoir arriver à plus. Il le sait, je lui ai dit. Maintenant, l'avenir nous dira ce qu'il en sera.
Je focusse beaucoup ces temps-ci sur mes ami(e)s. Je pense à une personne en particulier que j'aime profondément. Étrangement, on ne se connait que depuis quelques mois. Entre elle et moi, ça a cliqué toute suite. Elle est une de mes "partners" au boulot et c'est un pur bonheur de se voir. Je la considère presque comme une soeur. Avec elle, je sais que quoi que je dise, quoi que je dise, je ne serai pas jugée. Elle ne me demande rien en échange. Jamais. On se parle, on s'écoute, on s'enrichie mutuellement. Présentement, elle est dans une mauvaise passe et ça me fait beaucoup de peine. J'essaie de la conseiller au meilleur de mes connaissances. Des mes expériences. Sauf que suis-je vraiment une bonne conseillère? Pas certaine. Oui je crois avoir une bonne écoute, un grand respect, mais je me pète quand même joyeusement la gueule en ce moment. J'espère que bientôt, les choses se tasseront pour elle. Elle ne mérite pas tout ce qui lui arrive.
Tout plein de choses me tracassent aussi, mais je ne suis pas à l'aise d'en parler ici. J'en suis à me bâtir un autre petit nid douillet que je garderai tout à fait secret. Je ne sais pas ce qui adviendra de ce blog ci, je vais quand même tenter de le maintenir en vie.
samedi, août 19, 2006
mercredi, août 16, 2006
Remise en question
Un an déjà que j'écris ici, un an que je me demande, au fonds, à quoi bon? Je ne sais même pas si je suis lue et plus encore, je me rends compte que plus le temps avance, plus je m'auto-censure. Les écrits restent qu'on dit. Je ne suis pas certaine de pouvoir assumer tout ce que j'aurais besoin de coucher sur ces pages. Je n'arrive plus à ventiller nulle part, parce que ce qui se passe dans ma tête aurait un impact trop important sur tout mon univers. Il s'écroule déjà bien assez comme c'est là.
J'ai une boule dans la gorge qui ne me quitte plus. Jamais. Pas une seule maudite seconde. J'ai une peur bleue qui me colle au trippes. Je saigne en dedans et c'est de ma faute. J'ai tout foutu en l'air, une fois de plus. Maintenant, c'est tout le monde qui va payer pour. Comme si c'était pas assez de douter moi-même, j'ai entrainé quelqu'un que j'aime fort dans mon questionnement. J'ai foutu là aussi un beau bordel. Pire, je me suis permis de faire ce qui, habituellement, m'écoeure royalement. Je crois que c'est là le pire, ne pas arriver à se regarder dans le miroir sans s'en vouloir.
À tous ceux que j'ai blessé dernièrement, mes plus plattes excuses. Ça ne change rien, mais c'est sincère. Faut que je me réveille. Vite.
J'ai une boule dans la gorge qui ne me quitte plus. Jamais. Pas une seule maudite seconde. J'ai une peur bleue qui me colle au trippes. Je saigne en dedans et c'est de ma faute. J'ai tout foutu en l'air, une fois de plus. Maintenant, c'est tout le monde qui va payer pour. Comme si c'était pas assez de douter moi-même, j'ai entrainé quelqu'un que j'aime fort dans mon questionnement. J'ai foutu là aussi un beau bordel. Pire, je me suis permis de faire ce qui, habituellement, m'écoeure royalement. Je crois que c'est là le pire, ne pas arriver à se regarder dans le miroir sans s'en vouloir.
À tous ceux que j'ai blessé dernièrement, mes plus plattes excuses. Ça ne change rien, mais c'est sincère. Faut que je me réveille. Vite.
jeudi, août 10, 2006
Et ça continue....
Il est tard, je travaille demain, mais je n'ai pas envie d'aller dormir. La fatigue y est pourtant. L'envie un peu moins. Malgré que j'ai un ascendant marmotte, le sommeil me semble être une perte de temps depuis un petit bout. Le pire c'est que je ne comprends même pas le pourquoi du comment, je n'ai pas d'activités particulièrement palpitantes qui pourraient justifier ce désintéressement pour le dodo. Au contraire, je tourne un peu en rond depuis quelques semaines. Pas envie d'aller bosser, mais rien à fouttre à la maison non plus. Je suis à cran, ça aide surement pas.
À la maison l'ambiance est étrange entre le mâle et moi. On s'en venait bien, mais on a comme frappé un plateau. Je ne sais toujours pas si une réconciliation complète est possible. Mes sentiments sont encore mélangés, tellement. En fait, je me demande encore si je suis à ce point mêlée ou bedon si je ne refuse pas simplement l'évidence. Je ne veux tellement pas tout faire sauter. Depuis plus d'une semaine, je retourne tout tellement souvent dans ma tête que j'en ai le tournis. Une minute c'est clair, je me sépare. Celle d'ensuite, je reste et je mets les bouchées doubles pour que ça marche. Celle qui suit, je vous laisse deviner. Je me sens archie mal d'être celle qui risque de tout envoyer en l'air. Je m'en veux de ne plus l'aimer comme lui m'aime encore. Je m'en veux de ne pas être capable de ressentir la "bonne affaire". Une chose me rassure quand même un peu, mes yeux ne sont plus secs. Je pleure plus souvent qu'à mon tour, j'en suis même à me trouver des stratégies pour éviter que ça ne parraisse. Une envie soudaine et tout aussi suspecte d'aller plier sur le champs une brassée de lavage, le besoin irrépressible de reprendre une douche... Bref, au moins je braille. Parce qu'il y a pas si longtemps, j'étais trop engourdie, je ne le faisais plus. Du moins pas pour mes propres peines. Je suis braillarde sans bon sens quand il s'agit des autres. En écoutant un film pourtant pas triste, mais pas pour ma vie. Pas pour ma peine.
Je ne sais pas ce que demain me réserve, ce que je sais parcontre c'est que ça va arriver trop vite. Alors pour ce soir, je tire ma révérence. Bonne nuit. xox
À la maison l'ambiance est étrange entre le mâle et moi. On s'en venait bien, mais on a comme frappé un plateau. Je ne sais toujours pas si une réconciliation complète est possible. Mes sentiments sont encore mélangés, tellement. En fait, je me demande encore si je suis à ce point mêlée ou bedon si je ne refuse pas simplement l'évidence. Je ne veux tellement pas tout faire sauter. Depuis plus d'une semaine, je retourne tout tellement souvent dans ma tête que j'en ai le tournis. Une minute c'est clair, je me sépare. Celle d'ensuite, je reste et je mets les bouchées doubles pour que ça marche. Celle qui suit, je vous laisse deviner. Je me sens archie mal d'être celle qui risque de tout envoyer en l'air. Je m'en veux de ne plus l'aimer comme lui m'aime encore. Je m'en veux de ne pas être capable de ressentir la "bonne affaire". Une chose me rassure quand même un peu, mes yeux ne sont plus secs. Je pleure plus souvent qu'à mon tour, j'en suis même à me trouver des stratégies pour éviter que ça ne parraisse. Une envie soudaine et tout aussi suspecte d'aller plier sur le champs une brassée de lavage, le besoin irrépressible de reprendre une douche... Bref, au moins je braille. Parce qu'il y a pas si longtemps, j'étais trop engourdie, je ne le faisais plus. Du moins pas pour mes propres peines. Je suis braillarde sans bon sens quand il s'agit des autres. En écoutant un film pourtant pas triste, mais pas pour ma vie. Pas pour ma peine.
Je ne sais pas ce que demain me réserve, ce que je sais parcontre c'est que ça va arriver trop vite. Alors pour ce soir, je tire ma révérence. Bonne nuit. xox
vendredi, août 04, 2006
Déprimante, vous avez dit?
Je me suis tapée la lecture de mon blog au grand complet, histoire d'avoir sous les yeux des bribes de ma dernière année. Un seul mot me vient en tête, D-É-P-R-I-M-A-N-T-E!!! Seigneur, on dirait que ma vie au grand complet est un désastre. Pas que ce soit faux en ce moment, mais quand même! Quelqu'un m'a déjà fait le commentaire que l'on ressent le besoin d'écrire quand ça ne va pas. Je vais lui concèder sans la moindre hésitation. Une personne qui ne me connait pas du tout, doit se dire en me lisant que si je ne suis pas suicidaire, je suis à tout le monde une victime perpétuelle. Une plaignarde finie. C'est surement pas tout à fait faux, mais je crois, du moins j'espère être plus que ça. Dans la vie de tout les jours, on dit de moi que je suis drôle. J'ai un sens de la répartie assez hallucinant et je suis rieuse sans bon sens. J'aime rire des autres (gentiement quand même) et par dessus tout de moi. C'est un magnifique cadeau que m'a fait mon père, il m'a appris l'auto-dérision. J'ai été élevée à coup de "si tu ne vaut pas une risée, tu ne vaut pas grand chose!" et c'est tellement, mais tellement vrai. Mon humour, c'est ce qui me sauve la vie et la face dans plusieurs situations. C'est aussi ce qui facilite mes rapports avec les autres. Dernièrement une bonne amie, qui est aussi une collègue de travail me disait que je lui faisait un bien fou dans une période plutôt difficile de sa vie. Ça m'a touché. Si au moins je peux apporter le sourire à quelqu'un, je ne suis pas complètement useless. Parce que si je suis capable de faire rire les autres, je suis pas mal moins douée pour trouver les bons mots en situation de crise. Je gèle. J'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour ceux qui arrive à garder leur calme et à trouver LES bons mots. Ma boss et amie est comme ça. On dirait qu'elle ne perd jamais le nord, elle sait en tout temps poser le bon geste qui appaise un tant soit peu. Alors elle et moi ensemble, on fait une bonne équipe. Elle appaise, je fais rire. Toute seule cependant, je suis une coche moins efficace. Faut vivre avec.
Je dis des niaiseries même quand je suis au plus mal, c'est mon moyen de défense numéro un contre la tristesse. Ça fonctionne, mais ça me joue aussi de mauvais tours. Mon entourage ne voit pas toujours quand je suis malheureuse alors je serais très mal placée de lui en vouloir de ne pas être là quand j'en aurais besoin. De toute façon quand je vais mal, j'ai tendance à m'isoler. Je ne veux pas dépendre des autres, je veux encore moins leur causer de l'inquiétude. J'ai cependant des petites rechutes, des moments où j'aurais donc besoin d'une tite bine sur l'épaule. Dans ces moments là, il m'arrive de sauter ma coche. D'en vouloir au monde entier de ne pas voir dans mes yeux la peine que je ressens. Ce matin, j'avais un trop plein. L'histoire de ma chum (dans le post précédent) additionné de pleins d'autres petits événements. Alors le presto a sauté, sur la mauvaise personne. Mon père, qui appelait pour prendre des nouvelles a vite pogné son air, j'ai été particulièrement désagréable à son endroit. J'avais à peine raccroché que je pleurais à torrents. En aucun cas, il ne méritait que je lui tombe dessus comme ça, il n'a pas la moindre idée de ce qui se passe ici. J'ai pris le temps de me refaire une contenance et je lui ai téléphoné. Pour m'excuser. Même s'il ne l'a pas dit, je sais que j'ai brisé quelque chose en lui, en nous. Je me sens tellement coupable. Un jour peut-être, quand je lui expliquerai, il comprendra. En attendant, il doit se dire que sa fille est bien ingrate. Je ne peux même pas le contredire....
Je sais que tu ne liras jamais ceci papa, mais sache que je suis désolée. Tu es le père le plus fantastique qui soit, et je suis désolée d'avoir gâché ta journée. Je t'aime tant.
Je dis des niaiseries même quand je suis au plus mal, c'est mon moyen de défense numéro un contre la tristesse. Ça fonctionne, mais ça me joue aussi de mauvais tours. Mon entourage ne voit pas toujours quand je suis malheureuse alors je serais très mal placée de lui en vouloir de ne pas être là quand j'en aurais besoin. De toute façon quand je vais mal, j'ai tendance à m'isoler. Je ne veux pas dépendre des autres, je veux encore moins leur causer de l'inquiétude. J'ai cependant des petites rechutes, des moments où j'aurais donc besoin d'une tite bine sur l'épaule. Dans ces moments là, il m'arrive de sauter ma coche. D'en vouloir au monde entier de ne pas voir dans mes yeux la peine que je ressens. Ce matin, j'avais un trop plein. L'histoire de ma chum (dans le post précédent) additionné de pleins d'autres petits événements. Alors le presto a sauté, sur la mauvaise personne. Mon père, qui appelait pour prendre des nouvelles a vite pogné son air, j'ai été particulièrement désagréable à son endroit. J'avais à peine raccroché que je pleurais à torrents. En aucun cas, il ne méritait que je lui tombe dessus comme ça, il n'a pas la moindre idée de ce qui se passe ici. J'ai pris le temps de me refaire une contenance et je lui ai téléphoné. Pour m'excuser. Même s'il ne l'a pas dit, je sais que j'ai brisé quelque chose en lui, en nous. Je me sens tellement coupable. Un jour peut-être, quand je lui expliquerai, il comprendra. En attendant, il doit se dire que sa fille est bien ingrate. Je ne peux même pas le contredire....
Je sais que tu ne liras jamais ceci papa, mais sache que je suis désolée. Tu es le père le plus fantastique qui soit, et je suis désolée d'avoir gâché ta journée. Je t'aime tant.
jeudi, août 03, 2006
Ça fait mal...
Je n'aurais jamais cru que tu irais jusque là. Je sais que tu souffres et crois-moi, je souffre pour et avec toi. Sauf que je n'ai pas mérité cette claque sur la gueule, cette phrase assassine que tu m'as balancée sur msn. Pas toi. Pas ma plus vieille amie. J'ai mal depuis hier, je n'arrive même pas à y croire. J'ai toujours cherché à t'épauler de mon mieux, à essayer de comprendre le drame que c'est pour toi chaque mois. Oui j'en ai une famille moi. Oui j'ai la joie d'avoir deux magnifiques filles et je remercie la vie à genoux. Dois-je vraiment m'en excuser? C'est ça qu'il faut que je fasse? Que j'en vienne à regretter de les avoir parce que pour toi c'est compliqué? Jamais. Ça, même pour toi, c'est un gros non.
Tu as surement raison au fond. C'est pas si grave que mes rêves et ma famille s'écroulent, au moins je sais que je peux avoir des enfants. J'espère au moins que tu t'es sentie mieux de me planter ça au coeur. C'est vrai que j'avais vraiment besoin de comprendre ce que c'est d'avoir de la peine, j'en ai surement pas encore assez. Ne te surprends pas si je me protège dorénavant, celle-là, elle sera difficile à digérer.
Tu as surement raison au fond. C'est pas si grave que mes rêves et ma famille s'écroulent, au moins je sais que je peux avoir des enfants. J'espère au moins que tu t'es sentie mieux de me planter ça au coeur. C'est vrai que j'avais vraiment besoin de comprendre ce que c'est d'avoir de la peine, j'en ai surement pas encore assez. Ne te surprends pas si je me protège dorénavant, celle-là, elle sera difficile à digérer.
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