De retour après près d'un mois d'inactivité. Un mois tellement chargé que je n'ai simplement pas eu le temps de chercher à me comprendre. Des hauts, des bas, des joies, de très grandes peines aussi. En un mois, on m'a offert un emploi, j'ai perdu ma grand-maman maternelle, mes deux filles ont été malades comme des chiens et j'ai courru après ma queue comme jamais. Quand j'ai voulu revenir écrire, je me suis rendue compte que j'avais perdu mes mots de passe pendant le reformatage de mon ordi et j'ai eu toutes les misères du monde à les récupérer. Je ne sais trop par où commencer.
Mon travail peut-être? Je suis maintenant assistante dans une garderie en milieu familial. Moi qui avait, je dois le dire, un léger préjugé défavorable pour le MF, j'y suis plongée complètement, à la journée longue, à la semaine longue. Pour être honnête, je serais encore plus réticente à envoyer mes pitounes dans une maison privée. Pourquoi? Simplement parce que je sais maintenant à quel point c'est exigeant. Trippant pas de doute, mais exigeant. Un bébé qui pleure 1h30 non-stop, c'est pas tout le monde qui réussit à dealer calmement avec ça. Un enfant en terrible two infernal qui se donne la mission de te rendre dingue, ça peut mener à de l'agressivité. Donc définitivement, à moins de bien connaître la personne en question, mes enfants ne fréquenteront pas le MF. En fait ce n'est pas totalement vrai puisque ma mini "travaille" avec moi. C'est la beauté de ma nouvelle job. Je continue d'être maman à la maison, mais dans une autre maison! Je ne pouvais rêver mieux. J'adore ça, ma boss est vraiment géniale et l'autre assistante aussi. On s'entend à merveille, ma fille les adore déjà toutes les deux. Les mousses sont tout simplement craquants. Vraiment, je me sens à ma place. J'arrive chez moi le soir brûlée, morte de fatigue, courbaturée de partout, mais satisfaite. Je suis encore en train de m'adapter.
Évidemment, tout n'est pas rose. D'abord, je ne fais déjà plus l'horraire que je devais faire à mon embauche. En principe j'ai été engagée pour faire du 8h15 à 15h15 ce qui me laissait le temps d'aller chercher ma grande à l'école. L'horraire parfait. Malheureusement, ma boss a eu un accident de voiture qui l'empêche de travailler pour un bon bout. Par conséquent, l'autre fille et moi devons prendre en charge l'horraire complet de la garderie soit de 7h30 à 17h. Je suis celle qui ferme. Alors c'est le mâle qui va chercher la grande. Moi j'arrive à la course et la folie du souper, bain, jeu, dodo commence. Ma patience est pas terrible quand je me sens bousculée par le temps. Quand le souper aurait dû être prêt il y a une heure, que j'ai un petit travail à faire avec ma maternelleuse et que j'ai terriblement hâte de m'effoirer dans mon fauteuil et respirer à fond. Ce n'est pas toujours facile. Il y a aussi toutes les complications organisationnelles auxquelles, je ne suis pas dutout habituée. Le casse-tête pour chaque rendez-vous chez le doc, à l'hôpital pour le suivi de ma grande, à l'école. J'ai été initiée bien comme il faut en un mois. L'école qui me demande de venir chercher la cocotte qui s'est blessée la seule journée où papa est pas disponible, ma mini que j'ai du laisser derrière cette semaine parce qu'elle fait un laryngite. C'est donc ben attroce de devoir confier à quelqu'un d'autre le soin de son bébé malade! Je pensais mourir maudine et pourtant elle restait avec papa!
Le mâle est encore, à ce jour, sans emploi. Cependant il a d'excellentes chances pour un super boulot. Il doit passer en deuxième entrevue en début de semaine. Je croise mes doigts.
samedi, novembre 05, 2005
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