Je l'ai déjà dit plus tôt, je suis une fille intense. J'aime toujours trop ou pas assez, je veux toujours trop aussi. Je me fais des attentes qui ne tiennent pas debout. Je recherche la drive de la passion, tout le temps. Évidemment, vivre comme ça c'est épuisant. On se fait mal pour rien.
Après 10 ans de vie de couple, la passion s'est atténuée. De façon majeure et jusqu'ici irréversible. L'amour demeure, mais les papillons sont envolés. J'aimerais être capable de le vivre sereinement, de me dire que c'est juste normal, que ce qui suit la passion est aussi grand et beau sauf que je n'en crois pas un traitre mot. J'ai cette impression de vide perpétuel, de rendez-vous manqué avec la vie. Un psy dans la salle?
Je suis comme ça partout. Mes amitiés sont passionnées aussi. Du moins celles qui m'importent le plus. Je n'aime pas, j'adore. Je recherche la même drive de l'autre côté et évidemment c'est loin d'être évident. La passion finit immanquablement par retomber un jour. C'est normal. Je le sais, je suis intelligente quand même. Sauf que je n'ai pas encore trouvé le moyen de vraiment faire face. D'accepter et d'en prendre parti. Au lieu de ça, je cherche à rallumer la flamme. Par tous les moyens ou presque.
Comme si ce n'était pas suffisant en soit, je suis une nostalgique épouvantable. J'aime me remémorer les bons moments. Revivre intérieurement mes plus grandes joies. Tourner la page, fermer la porte sur un épisode de ma vie, me prend tout mon petit change. Est-ce à dire que j'ai peur de la suite, de l'avenir. Surement. Parce que l'inconnu c'est épeurant. On ne veut pas tout perdre, se perdre.
C'est un peu ce qui m'arrive en ce moment. J'en suis à fermer tout plein de vieilles portes de mon passé et ça ne se passe pas super bien. Je voudrais bien pouvoir dire que j'y arriverai, pour l'instant je n'en suis pas là. J'ai ce besoin puéril d'être rassurée. De savoir que ce qui vient est et sera différent, mais tout aussi satisfaisant. J'ai tout plein de questions pour lesquelles je sais déjà que je n'aurai probablement jamais de réponse.
Bordel que j'aimerais me réveiller sereine dans quelques mois. Que toute la tempête dans ma tête se soit enfin appaisée. J'y vais un jour à la fois, c'est le seul moyen de ne pas capoter complètement. J'ai de la peine, mais je survivrai.
vendredi, août 12, 2005
S'abonner à :
Publier des commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Publier un commentaire