Une fois de plus j'ai mis l'écriture de côté. Faute de temps, mais aussi et surtout de courage. Parce que forcément, écrire me demande une réflexion, une introspection sur moi-même. Parce qu'en ce moment, je n'ai surtout pas envie de m'arrêter pour penser. Tout se bouscule encore et toujours dans mon esprit. Je n'arrive plus à savoir ce que je veux, ce dont j'ai véritablement envie. Ça fait peur autant d'incertitude à 28 ans. Une crise d'ado qui perdure encore et toujours, l'approche de la trentaine qui me fait encore flipper? Je ne sais pas, je ne sais plus. Il y a longtemps, je savais. Concrètement qui je voulais et pensais être, mes buts, mes sentiments, mes valeurs, mes priorités. Tout était relativement clair, mes choix, je les assumais à 100%. Puis j'ai vécu des choses qui m'ont complètement jettées parterre. Dans un mois, je fêterai le triste anniversaire du départ de LA personne qui a joué le rôle le plus important de mon existence. Ma complice, mon amie, mon pillier, mon inspiration, ma maman. Comment être parfaitement équilibrée quand l'être que l'on prenait en exemple, la personne à qui on s'efforçait plus que tout de ressembler a choisi de mettre un terme à sa vie? Comment croire à un avenir meilleur alors qu'elle, elle n'a pus y croire? Parfois elle me manque tellement que je ressens une douleur carrément physique. Une oppression, un sentiment de manque d'air. D'autres jours, je sourrie à la vie sans trop penser à elle. Évidemment, lorsque je le réalise, la culpabilité m'envahis. Puis je me raisonne, me rappelant qu'on ne peut passer une vie à pleurer ses disparus, ne serait-ce que pour ma santé mentale je me dois de continuer.
Ces jours-ci, j'en suis à essayer de prendre une grande décision. Il y a pas si longtemps, c'était on ne peut plus clair dans ma tête. Je savais exactement ce qu'il fallait faire. Puis je me suis risquer à trop réfléchir, à remettre en question toutes mes certitudes... V'lan de retour au point A, je ne sais plus. Mon insignifiante petite colonne de points positifs ne semble plus aussi satisfaisante. Les nons moins insignifiants points négatifs ne le sont plus autant. J'ai encore une fois trop la chienne pour bouger. Je me sens mal, coupable une fois de plus. Je prends, je prends, j'encaisse en silence. Bah pas tout à fait en silence, mais justement à trop japper, on ne sais plus comment mordre. La seule chose dont je suis certaine c'est de ça. J'ai envie de réapprendre à mordre. Dans la vie, dans le bonheur. Ce foutu bonheur qui me terrifie depuis quelques temps. Celui qu'on n'ose pas trop savourer de peur qu'il s'évanouisse, qui nous effleure sans jamais vraiment nous rentrer dedans.
J'ai vu l'Ami hier et ce soir. Ça m'a fait du bien et du mal à la fois. Les choses ont tellement changées. J'étais là à me demander comment agir, réagir. Les vieilles habitudes qui cherchaient à remonter, une gêne que je n'avais pas ressentie depuis longtemps. J'en suis même venue à douter, un court instant du côté bénifique de recommencer à se voir. Cette relation que je chérie depuis bientôt 8 ans, m'apporte mon lot de cauchemars aussi.
mercredi, mars 29, 2006
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