samedi, septembre 30, 2006

Des nouvelles...

Des nouvelles en vrac, si jamais ça intéresse quelqu'un.

J'ai repris un horraire plus chargé à la gardo, histoire de faire un peu plus de sous. Ça se passe bien, j'ai deux excellentes amies comme collègues et une boss qui est surtout une amie. Les journées passent généralement assez vite et on a beaucoup de plaisir. Bon rien n'est jamais parfait. J'ai toujours autant de difficulté à dealer avec la partie "Parents". Étant à la fois mère et éducatrice, je suis constamment confrontée à mes valeurs versus celles des autres. Je comprends leurs attentes, mais force m'est d'avouer que certaines sont irréalistes. Quand maman vient porter bébé en s'attendant à ce qu'on respecte son horraire à la lettre, j'hallucine. Je le comprends, mes filles étant des joyaux sans prix pour moi, mais c'est pas possible. Évidemment on y va graduellement, on ne s'amuse pas à mêler le dit bébé. Sauf qu'éventuellement, il faut qu'il prenne le beat de la gardo. Le diner, il est à heure fixe. Les dodos aussi. C'est platte, mais c'est le seul moyen d'arriver à gérer 9 enfants à deux. Quand papa amène fiston complètement amorphe un matin en disant qu'il n'a pas dormi de la nuit et qu'un seul coup d'oeil au toutit me permet de constater qu'il ne va vraiment pas bien, j'enrage! Quand je dois pratiquement courir derrière le parent pour lui raconter la journée de son enfant parce que ça semble être le dernier de ses soucis, j'ai envie de tout sacrer là. Hormis la partie gestion parentale, j'adore ce que je fais. Mes mousses sont tous A-DO-RA-BLES. C'est fou combien on s'attache à ces petites bêtes là. Je les considère un peu comme les miens, je suis émue devant les premiers mots, les premiers pas, les premiers pipis sur la toilette. Ils nous apportent tellement! Bref si j'étais pas aussi mal payé, ce serait vraiment la joie de ce côté.

Le mâle et moi, ça ne va pas nécessairement mieux. Plus le temps avance, plus on se perd. Il a obtenu une promotion au boulot. C'est biensûr une bonne nouvelle en soit, mais malheureusement ça a creusé un peu plus le fossé qui nous séparait déjà. Il est appelé à consacrer encore plus de temps à son job alors que je considérais qu'il ne passait pas suffisament de temps avec les fille. Maintenant c'est pire que jamais. En deux semaines, il a manqué 5 soupers à la maison. Les cocottes s'ennuient beaucoup. Surtout la grande. Lorsque de surcroît, il sort le vendredi soir avec ses collègues et que le samedi matin il gère mal sa gueule de bois, nous servant un air de boeuf magistral.... J'ai légèrement tendance à pèter les plombs. Sauf que le pètage de plombs, j'ai assez donné. Primo ça change arrrrien et secondo, ça ME mets de mauvaise humeur aussi. Alors j'essaie, fort fort, de la fermer. Et de compenser.... Encore. Je crois que le problème principal vient du fait que je sois complètement incapable de comprendre comment le boulot peut passer avant la famille. Comment on peut ne pas avoir envie de jouer avec ses enfants quand on ne les voit que quelques heures par semaine. Ça ne compute pas dans mon cerveau. Aimer son travail? Oui. C'est même essentiel à mon sens. Mais tout donner là-bas? Nope. Pas quand tu as une famille. Pas quand deux puces t'attendent impatiemment sur le pas de la porte tous les soirs. Il ne comprend pas, je ne comprends pas. Impasse. Ça me déçoit tellement. Conséquemment, je ne suis pas portée à tenter de rapprochement. Pourtant il le faudrait. Je me sens le devoir de tout tenter avant de quitter le navire, ne serait-ce que pour le bien de mes cocottes. Pourquoi je n'y arrive pas? J'aimerais beaucoup pourtant ne pas faire voler en éclat ce que l'on a construit. J'aimerais, ne serait-ce qu'une seconde que la culpabilité qui m'habite non-stop cesse. Que je puisse respirer un bon coup et tenter de voir clair dans tout ça.

J'ai mis le reste de mon existence en stand-by, mes projets personnels entre autres. Je laisse aller un peu avant de disjoncter, tant pis pour ceux qui ne comprennent pas.

1 commentaire:

Anonyme a dit...

Moi ça m'intéresse !