vendredi, août 04, 2006

Déprimante, vous avez dit?

Je me suis tapée la lecture de mon blog au grand complet, histoire d'avoir sous les yeux des bribes de ma dernière année. Un seul mot me vient en tête, D-É-P-R-I-M-A-N-T-E!!! Seigneur, on dirait que ma vie au grand complet est un désastre. Pas que ce soit faux en ce moment, mais quand même! Quelqu'un m'a déjà fait le commentaire que l'on ressent le besoin d'écrire quand ça ne va pas. Je vais lui concèder sans la moindre hésitation. Une personne qui ne me connait pas du tout, doit se dire en me lisant que si je ne suis pas suicidaire, je suis à tout le monde une victime perpétuelle. Une plaignarde finie. C'est surement pas tout à fait faux, mais je crois, du moins j'espère être plus que ça. Dans la vie de tout les jours, on dit de moi que je suis drôle. J'ai un sens de la répartie assez hallucinant et je suis rieuse sans bon sens. J'aime rire des autres (gentiement quand même) et par dessus tout de moi. C'est un magnifique cadeau que m'a fait mon père, il m'a appris l'auto-dérision. J'ai été élevée à coup de "si tu ne vaut pas une risée, tu ne vaut pas grand chose!" et c'est tellement, mais tellement vrai. Mon humour, c'est ce qui me sauve la vie et la face dans plusieurs situations. C'est aussi ce qui facilite mes rapports avec les autres. Dernièrement une bonne amie, qui est aussi une collègue de travail me disait que je lui faisait un bien fou dans une période plutôt difficile de sa vie. Ça m'a touché. Si au moins je peux apporter le sourire à quelqu'un, je ne suis pas complètement useless. Parce que si je suis capable de faire rire les autres, je suis pas mal moins douée pour trouver les bons mots en situation de crise. Je gèle. J'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour ceux qui arrive à garder leur calme et à trouver LES bons mots. Ma boss et amie est comme ça. On dirait qu'elle ne perd jamais le nord, elle sait en tout temps poser le bon geste qui appaise un tant soit peu. Alors elle et moi ensemble, on fait une bonne équipe. Elle appaise, je fais rire. Toute seule cependant, je suis une coche moins efficace. Faut vivre avec.

Je dis des niaiseries même quand je suis au plus mal, c'est mon moyen de défense numéro un contre la tristesse. Ça fonctionne, mais ça me joue aussi de mauvais tours. Mon entourage ne voit pas toujours quand je suis malheureuse alors je serais très mal placée de lui en vouloir de ne pas être là quand j'en aurais besoin. De toute façon quand je vais mal, j'ai tendance à m'isoler. Je ne veux pas dépendre des autres, je veux encore moins leur causer de l'inquiétude. J'ai cependant des petites rechutes, des moments où j'aurais donc besoin d'une tite bine sur l'épaule. Dans ces moments là, il m'arrive de sauter ma coche. D'en vouloir au monde entier de ne pas voir dans mes yeux la peine que je ressens. Ce matin, j'avais un trop plein. L'histoire de ma chum (dans le post précédent) additionné de pleins d'autres petits événements. Alors le presto a sauté, sur la mauvaise personne. Mon père, qui appelait pour prendre des nouvelles a vite pogné son air, j'ai été particulièrement désagréable à son endroit. J'avais à peine raccroché que je pleurais à torrents. En aucun cas, il ne méritait que je lui tombe dessus comme ça, il n'a pas la moindre idée de ce qui se passe ici. J'ai pris le temps de me refaire une contenance et je lui ai téléphoné. Pour m'excuser. Même s'il ne l'a pas dit, je sais que j'ai brisé quelque chose en lui, en nous. Je me sens tellement coupable. Un jour peut-être, quand je lui expliquerai, il comprendra. En attendant, il doit se dire que sa fille est bien ingrate. Je ne peux même pas le contredire....

Je sais que tu ne liras jamais ceci papa, mais sache que je suis désolée. Tu es le père le plus fantastique qui soit, et je suis désolée d'avoir gâché ta journée. Je t'aime tant.

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